Mikimoto et sa couronne de lumière
D’emblée, le thème est posé dans la nouvelle collection L’Éclat de Mikimoto : le ciel et ses galaxies. Le thème se révèle comme un fil rouge tout au long de la collection composée d’une soixantaine de pièces de haute joaillerie tissées de perles, de diamants et de pierres précieuses.
Publié le 31 août 2026
Eclat Originel
Sous le signe des étoiles
Chez Mikimoto, la lumière n’est pas seulement une métaphore. Elle est une sculpture, une émotion, un langage joaillier à part entière. Puisant à la fois dans ses archives des années 1930 (le motif de l’étoile) et dans la modernité, la collection Éclat s’évade de l’identité habituelle de la Maison, douce et féminine, pour aller vers un univers plus graphique, plus architectural. Illustrant l’inspiration majeure de la Maison Mikimoto cette année, le collier L’Éclat Originel dévoile une étoile majestueuse retenue par trois rangs de perles. Autour d’une perle des mers du Sud de plus de 20 mm, la Maison orchestre un ballet de diamants tailles brillant, rose, baguette et taper effilé qui forment un rayonnement éclatant. Chaque pierre est sertie selon un angle différent, créant un relief, une topographie de lumière sur cette étoile, pièce maîtresse et fil directeur de la collection L’Éclat. De fins rayons de nacre accompagnent cette architecture comme une matière silencieuse et discrète. Mikimoto n’oublie pas que la nacre est le berceau de la perle.
Eclat Stellaire
Une haute couture joaillière
« C’est la pièce la plus complexe que nous présentons cette année », déclare le designer de Mikimoto.
Devant nous, L’Éclat Stellaire, une coiffe de diamants et de perles, à mi-chemin entre haute joaillerie et haute couture, habille la tête d’un mannequin. La pièce a été créée en 3D mais si elle est née sur un écran, il a fallu des centaines d’heures de travail d’artisan pour transformer cette coiffe inspirée des anciennes parures de cheveux du Moyen-Orient en un bijou vivant, léger et souple. Car cette résille doit pouvoir s’adapter à différents tours de têtes et à tous les types de chevelures. Elle a la forme d’un quadrillage de perles au milieu duquel s’insère une multitude d’étoiles en diamants. De longs rangs de perles retombent sur les épaules. La disposition des gemmes doit suivre le mouvement des parties métalliques mais sans jamais s’y frotter, au risque de s’abîmer.
Tout a été réglé à l’extrême pour sertir les 3 300 diamants et les 990 perles : tension des fils, amplitude des mouvements, souplesse de la structure. Il aura fallu presque un an et trois mois pour tester, ajuster, recomposer et enfin achever cette couronne de lumière, dont trois mois consacrés uniquement au travail de perlage. « Aucune autre Maison ne peut faire quelque chose d’aussi compliqué » affirme le designer. Prononcée sans arrogance mais avec une admiration pour le travail des équipes, la phrase nous dit l’essentiel : la rareté du geste, la densité du travail nécessaire, la maîtrise du perlage lorsqu’il a fallu jouer sur différentes tailles de perles, toutes parfaitement assorties en couleur et en qualité.
La pièce, comme la plupart des autres, est présentée sur un mannequin habillé de noir. Pour la Maison japonaise, la créatrice Anna Choi a imaginé une série de robes exclusives pour faire vibrer la lumière des perles et des diamants.
La lumière à même le corps
Habillant toujours la silhouette, d’autres pièces se déploient majestueusement sur l’épaule et sur le buste, tel ce sautoir, où 12 rangées de perles Akoya et de perles blanches des mers du Sud descendent jusqu’à la taille, comme des ondes qui se propagent. Les rangs sont retenus aux épaules par deux gros soleils blancs de perles et de diamants. Une allusion au style drapé et très féminin qu’affectionne Mikimoto, qui souhaitait déployer tout son savoir-faire dans la nouvelle collection, de la géométrie inspirée de l’Art déco jusqu’aux lignes fluides et féminines de la couture.
Juchée sur une épaule, l’imposante broche “L'Éclat Majestueux” fixe son étoile incandescente, dont les rayons se terminent par des pampilles de diamants poire. Son éclat est relevé d’aigues-marines, de tourmalines, de tanzanites, de diamants et de nacre. Quant au collier « L’Éclat Solaire », il déploie, en un fabuleux plastron à col montant, des centaines de perles dont le tombé, ponctué de saphirs, d’émeraudes et de diamants, s’élargit en rayonnant sur le buste. En son centre resplendit une impressionnante tourmaline vert d’eau de 104,52 carats.
Eclat Majestueux
Quand les pierres racontent le ciel
« Parfois, nous avons donné la priorité à la pierre » poursuit le designer. Émeraudes, tourmalines, aigues-marines et un zircon bleu d’une pureté saisissante, gemmes aux proportions rares, parfois spectaculaires, mêlent leurs feux à l’orient soyeux des perles. Des aigues-marines ont été taillées spécifiquement pour les modèles, en travaillant le pavillon (partie basse de la pierre) selon une géométrie particulière. La lumière vient s’y fracturer en éclats multiples, « comme si la pierre contenait son ciel intérieur, » poétise le designer. Les nuances des gemmes deviennent une manière de raconter le ciel dans ses différentes phases, de l’aube au crépuscule, puis à la nuit. Diamants jaunes, opales de feu et grenats mandarins signent une autre ligne où dominent les orangés et les rouges, comme un écho aux premières et dernières lueurs du soleil. Une manière, pour Mikimoto, de faire tenir la galaxie dans l’infiniment précieux.
Parure Eclat Solaire
Ce qui frappe dans cette collection, c’est la cohérence d’un nouveau langage joaillier qui mêle l’éclat lunaire de la perle, l’incandescence du diamant et la beauté profonde de la couleur. Pour la femme, c’est une liberté tout à fait nouvelle, celle de porter un rayon de lumière, une explosion d’étoiles, une galaxie miniature, ou encore une couronne de lumière époustouflante et souple comme une soie. Mikimoto écrit ici sa relation intime à la lumière.
Les photos sont la propriété de la Maison Mikimoto.
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