Sublimer l’essentiel par ces temps incertains
Depuis près de trois ans, je conçois chaque mois La Lettre pour le diamantaire Rubel & Ménasché, dont le siège est à Paris, une newsletter de référence consacrée à l’univers du diamant. Elle couvre l’essentiel de l’actualité du secteur : décryptages des faits marquants, analyses, podcasts, entretiens avec des experts internationaux, données clés, ainsi que les évolutions des grands groupes et des maisons de joaillerie, sans oublier les tendances qui déterminent le marché.
Je vous propose de découvrir ici, à travers mon éditorial et les nombreux liens qui l’accompagnent, les plus récentes informations de la filière.
Rendez-vous sur le site de Rubel & Ménasché.
Je vous souhaite une bonne lecture !
Sublimer le diamant naturel, le rendre pleinement désirable, en exposer toute la rareté et la valeur et faire naître l’émotion ont toujours inspiré les initiatives de Rubel & Ménasché.
Le Programme Rubel & Ménasché Femmes Entrepreneures de la Maison, offrant aux jeunes créatrices de joaillerie un programme de découvertes dense et riche, que nous avons présenté dans La Lettre de décembre 2025, place les femmes au cœur de la chaîne de valeur du diamant.
Leur présence progresse, leurs parcours se développent et avec eux une transformation des métiers s’opère.
Rubel & Ménasché soutient également le Prix National Jacques Lenfant, organisé chaque année par l’UFBJOP et qui récompense les meilleurs espoirs joailliers de France. La profession se mobilise pour fournir gracieusement les pierres et les métaux précieux, Rubel & Ménasché offre des diamants pour la réalisation de la pièce. Un passionnant documentaire réalisé par France 2 suit les concourants pas à pas.
Ces initiatives paraissent d’autant plus essentielles que le secteur du diamant reste confronté à des incertitudes. La guerre iranienne vient jeter de nouveaux défis. Le prix du baril de pétrole à plus de 100 € provoque des conséquences directes (transit international, fonctionnement du DMCC, de la bourse israélienne) et indirectes (renchérissement des prix). La cession de De Beers n’en sera rendue que plus complexe. Rappelons que le groupe minier a dû diviser sa valeur par deux récemment. Il vient aussi de réduire le nombre de ses sightholders d’un tiers, un signe de grande prudence.
Cherchant à compenser le déclin de leurs ventes de brut, les pays producteurs réfléchissent à une meilleure répartition des richesses générées par l’industrie du diamant. Parmi les pistes de création de valeur, il y a celle qui tend à favoriser la transformation locale, comme le fait déjà le Botswana et comme aspirent à le développer l’Afrique du Sud et la Russie, où le groupe minier historique ALROSA prépare déjà l’après-sanctions. La société ALROSA publie des résultats annuels, marqués par la vente de ses parts dans les mines angolaises de Catoca mais également par l'arrêt d’actifs non rentables et la poursuite de ses transactions vers des marchés non soumis aux sanctions du G7. La Russie illustre un point faible de la réglementation appliquée au diamant dans la mesure où l’origine géographique de la pierre est très difficile à prouver.
La méthode DiaDNA, qui utilise les séquences génétiques du diamant pour en déterminer la provenance exacte est-elle l’avenir dans ce domaine ? Grâce à une technologie entièrement automatisée, sans recours à l’observation humaine et basée exclusivement sur l’analyse de « l’ADN » du diamant, DiaDNA pourrait bien ouvrir la voie à une nouvelle ère de traçabilité.
A l’inverse, le secteur du diamant est-il trop réglementé ? C’est la question que l’expert Avi Krawitz a posé à Feriel Zerouki (ex-De Beers et présidente du WDC). La multiplication des normes, qui souvent se superposent et font parfois l’objet d’interprétations différentes selon les pays importateurs, peut tourner au véritable casse-tête pour les acteurs du marché, en particulier les plus petits. Dans ce podcast lucide et éclairant, F. Zerouki apporte des réponses réalistes et nuancées.
EDITORIAL pour les abonnés de La Lettre de Rubel & Ménasché - mars 2026
