Muzo, terre d’émeraudes de légende 

𝗗𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗲𝘅𝗶𝘀𝘁𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗺𝗶𝗻𝗲𝘀 𝗱’𝗲́𝗺𝗲𝗿𝗮𝘂𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗠𝘂𝘇𝗼 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗶 𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘅𝗽𝗹𝗼𝗶𝘁𝗲 𝗮𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝗱’𝗵𝘂𝗶 ?
Muzo désigne un vaste district minier situé dans le département de Boyacá. Il était déjà exploité par les Indiens précolombiens avant que les Espagnols s’installent sur leur territoire au XVIe siècle. Les émeraudes sont exploitées aujourd’hui à travers des concessions attribuées à plusieurs entreprises, dont la société à capitaux américains MUZO Emerald Colombia, qui opère sur environ 60 hectares, et la société colombienne Empaya, dont le permis couvre près de 247 hectares, à côté d’autres gisements majeurs comme Cuñas, Coscuez, La Pita ou Polveros.

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗹𝗲𝘀 𝗺𝗶𝗻𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗠𝘂𝘇𝗼 𝘀𝗼𝗻𝘁-𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝗽𝘂𝘁𝗲́𝗲𝘀 𝗹𝗲́𝗴𝗲𝗻𝗱𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 ? 𝗤𝘂’𝗼𝗻𝘁-𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗱𝗶𝗳𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗮𝗿 𝗿𝗮𝗽𝗽𝗼𝗿𝘁 𝗮𝘂𝘅 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀 ?
La renommée de Muzo repose d’abord sur une couleur immédiatement reconnaissable, un vert intense, profond et chaud, souvent décrit comme velouté. Il est lié à une faible teneur en fer qui laisse s’exprimer pleinement le chrome, principal élément responsable de la couleur. Les pierres de Muzo incarnent le vert émeraude idéal, celles des autres mines colombiennes sont en général plus froides et légèrement bleutées. Ses cristaux peuvent atteindre 10 ou 15 carats, parfois même 60 carats quand ils peinent à dépasser 4 carats ailleurs. Cette combinaison de qualité, de tailles exceptionnelles et de quatre siècles d’histoire documentée au service des trésors royaux, a fait de Muzo une provenance véritablement légendaire.

Muzo, Colombie

𝗟𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́𝘀 𝗹𝗼𝗰𝗮𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗶𝘁𝗲𝗻𝘁-𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗿𝗲𝘀𝘀𝗼𝘂𝗿𝗰𝗲𝘀 𝗴𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗲́𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗲́𝗺𝗲𝗿𝗮𝘂𝗱𝗲𝘀 ?
L’émeraude structure la vie économique et sociale de Boyacá depuis des générations. Dans cette région isolée, son exploitation génère de nombreux emplois directs et indirects. Certaines compagnies minières participent également au financement d’infrastructures, d’écoles ou de projets sociaux. Les émeraudes irriguent aussi tout un tissu économique informel, celui des guaqueros, chercheurs de pierres dans les roches déjà exploitées de la mine. Cette activité, parfaitement légale, constitue une source de revenu principale ou d’appoint pour les paysans de la région grâce aux petites pierres revendues sur le marché local.

Parution GEM T magazine Juin 2026

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